À 70 ans, bien des personnes cherchent à conjuguer sérénité et liberté, savourer la retraite sans craindre une défaillance de leur compte en banque. L’épargne s’impose alors comme une véritable planche de stabilité. Cette question du montant détenu en réserve à cet âge ne cesse de revenir dans les échanges, que ce soit chez les retraités eux-mêmes ou dans les familles qui les entourent.
Certains ont bâti leur matelas financier avec patience, parfois au prix de sacrifices réguliers. D’autres, pour mille raisons, carrières hachées, imprévus ou priorité donnée à l’instant présent, abordent la septantaine avec une réserve bien plus mince. Les situations sont donc loin d’être uniformes : l’épargne à 70 ans reflète les fractures de la société française et les décisions prises, ou subies, tout au long d’une vie.
Les statistiques sur l’épargne des personnes de 70 ans
Pour y voir plus clair, l’INSEE publie régulièrement des données sur le patrimoine et l’épargne des ménages. Un rapport sorti en 2018 brosse un portrait précis du niveau d’épargne des Français de 70 ans. Ce travail montre à quel point l’âge ou le parcours professionnel pèsent dans la balance.
Montant moyen d’épargne
En moyenne, à cet âge, une personne dispose d’environ 120 000 euros en épargne. Cette somme regroupe l’ensemble de l’épargne financière, les comptes sur livret, mais aussi les autres placements. Derrière ce chiffre, de grands écarts se dessinent, influencés par des éléments bien identifiés :
- Le patrimoine immobilier : les propriétaires affichent souvent une épargne supérieure à la moyenne.
- Les revenus passés : une carrière mieux rémunérée se traduit très souvent par une épargne plus confortable.
Répartition de l’épargne
Regardons comment cette épargne se ventile dans les faits :
| Type d’épargne | Montant moyen (en euros) |
|---|---|
| Épargne financière | 70 000 |
| Épargne de précaution | 30 000 |
| Placements divers | 20 000 |
Le même rapport signale que le taux d’épargne des ménages tourne autour de 17%, dont 7% affectés à l’épargne financière. Ces données illustrent à quel point la gestion du patrimoine reste centrale pour maintenir un équilibre à long terme.
Les facteurs influençant l’épargne à 70 ans
Plusieurs paramètres déterminent la réserve d’argent accumulée à cet âge. D’abord, le patrimoine immobilier joue un rôle majeur. Être propriétaire, c’est souvent disposer d’un actif valorisable et, bien souvent, de charges allégées une fois le crédit remboursé.
Les revenus perçus tout au long de la vie professionnelle font également la différence. Une carrière stable avec des salaires élevés ouvre la voie à une capacité d’épargne plus importante. La part d’argent laissée après les dépenses courantes permet alors d’investir ou de sécuriser son avenir.
Il ne faut pas négliger la façon dont l’épargne est répartie. Les personnes de 70 ans divisent souvent leurs économies entre plusieurs catégories : épargne de précaution pour faire face aux imprévus, épargne-projets pour financer des envies concrètes, comme un voyage, l’aide à un proche ou l’entretien de leur logement,, et épargne financière pour les placements à long terme, plus exposés mais potentiellement plus rémunérateurs.
L’objectif poursuivi oriente aussi les choix. Certains donneront la priorité à la sécurité, d’autres miseront sur la valorisation du capital dans une optique de transmission ou d’anticipation de frais futurs. Autant de stratégies qui modifient la composition du patrimoine.
Les stratégies d’épargne recommandées pour les septuagénaires
Des spécialistes comme Fidelity, reconnus dans le secteur, proposent plusieurs pistes pour optimiser la gestion de l’épargne à 70 ans. Tour d’horizon des solutions fréquemment conseillées :
- Assurance vie : Ce placement reste privilégié. Il permet de sécuriser son patrimoine, de diversifier entre fonds en euros et unités de compte, tout en profitant d’avantages fiscaux appréciables.
- Plan d’épargne en actions (PEA) : Pour ceux qui souhaitent rester investis en bourse, le PEA offre une fiscalité attractive après cinq ans de détention. Ce produit vise ceux qui cherchent du rendement avec un horizon long terme.
- Plan d’épargne retraite (PER) : Ce dispositif permet de se constituer un capital dédié à la retraite, avec l’opportunité de déduire les versements de son revenu imposable.
Une recommandation répandue, relayée par l’experte Kimmie Greene, suggère de conserver l’équivalent d’une année de salaire à 30 ans, puis d’ajouter chaque fois un an supplémentaire tous les cinq ans. Ainsi, à 70 ans, le montant idéal à avoir mis de côté représenterait huit années de revenus.
La diversification reste un principe clé. Il s’agit de répartir ses placements entre plusieurs supports, immobilier, actions, obligations, afin de limiter l’exposition aux aléas économiques. Cette approche réduit l’impact des fluctuations de marché sur le capital global.
Enfin, à cet âge, il peut être judicieux de privilégier les produits à faible risque. Les livrets d’épargne réglementés, certes moins rémunérateurs, garantissent la sécurité du capital et une disponibilité immédiate des fonds. Un choix souvent rassurant lorsque l’horizon s’éclaircit mais que les imprévus n’ont pas totalement disparu.
Penser son épargne à 70 ans, c’est composer une partition qui tient compte des souvenirs accumulés, des envies qui persistent et des incertitudes qui subsistent. Chacun avance à son rythme, mais une chose est sûre : le cap de la septantaine se franchit plus sereinement lorsque l’épargne a été ménagée avec lucidité et un brin d’audace.


